Quatrième de couverture : D'Anne de Bretagne, on ne retient souvent qu'un cliché régionaliste, celui de la petite duchesse qui, par son mariage avec Charles VIII puis avec Louis XII, a été la cause du rattachement de la Bretagne à la France. L'histoire personnelle d'Anne dépasse largement ce cadre politicosentimental. Duchesse à onze ans, reine à quinze ans, mère à seize ans, veuve à vingt et un ans, elle se remarie l'année suivante et s'éteint à trente-sept ans après avoir vu mourir sept de ses neuf enfants. Pendant sa courte vie, elle a connu plus d'échecs que de succès, plus de tristesse que de joie. Mais si elle n'a pas changé le cours de l'histoire, elle a affronté son destin avec un courage certain. C'est à travers les mentalités et les crises de son époque que Georges Minois nous fait redécouvrir cette femme dure, autoritaire, égocentrique, qui, à l'aube de la Renaissance, a su utiliser les écrivains et son duché pour les mettre au service de sa passion, frustrée, du pouvoir. Tempérament énergique, fidèle aux valeurs médiévales, elle ne ressemble guère à l'image de la <<bonne duchesse en sabots>> forgée par ses biographes romantiques.
Biographie de l'auteur : Georges Minois, agrégé de l'Université et docteur d'Etat, est membre de l'Institut culturel de Bretagne et enseigne l'histoire à Saint-Brieuc. Historien des mentalités et de la Bretagne, il a publié chez Fayard de nombreux ouvrages, tels que la Nouvelle Histoire de la Bretagne (1992) et une biographie de Du Guesclin (1993).
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