Quatrième de couverture : Culpabilité, paralysie du coeur Pourquoi croit-on que « c'est de notre faute » ? Pourquoi se sent-on si souvent coupable de telle pensée ou émotion, de tomber malade, de ne rien faire ou même d'aller bien ? Pour s'expliquer un malheur ou un échec, voire pour l'accepter, nous nous disons que c'est parce que nous avons fait quelque chose de mal. « Si j'avais agi autrement, cela ne se serait pas passé. » Le mécanisme est tel que la toute-puissante culpabilité arrive à prendre la place du Dieu Unique. Pour l'auteure, c'est un dysfonctionnement qui menace à tout moment de s'interposer entre l'humain et le « Tout-Autre ». Mieux : ce n'est pas du côté de Dieu qu'il faut chercher l'accusation. Ainsi, dans l'évangile de Luc, Jésus guérit le paralysé en lui disant qu'il est libre de toute faute, comme si c'était la culpabilité qui le paralysait. A la suite de cette partie narrative, Lytta Basset analyse aussi bien le discours sur la culpabilité chez Freud, Dolto ou Miller que celui de certains philosophes (Ricoeur, Nabert) pour finalement discuter les grandes orientations de la pensée protestante sur ce sujet : il y aurait moyen d'évangéliser le sentiment de culpabilité.
Biographie de l'auteur : Lytta Basset est une des grandes figures de la pensée chrétienne contemporaine. Professeure de théologie et pasteure, elle propose dans ses recherches une nouvelle lecture de la Bible et de la tradition qui répond aux interrogations inpiduelles et contemporaines sur le pardon, la joie, la colère ou le deuil. Derniers livres parus : Ce lien qui ne meurt jamais, Le Livre de Poche, 2010 et Aimer sans dévorer, Albin Michel, 2010.
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