Quatrième de couverture : Une part encore trop méconnue de l'histoire culturelle de l'Europe s'est construite autour de la danse et avec la danse. Née en Italie sous la forme du ballet, la danse a reçu ses fondations les plus solides, et apparemment indestructibles, en France, sur un terroir rustique et dans l'espace raffiné de la cour. De là, elle a été distribuée par toute l'Europe, accompagnée d'une infinité de traités, depuis le XVIII ème siècle surtout : une diffusion aussi bien musculaire, d'ailleurs, que théorique, de ce qui va vite devenir un art de vivre, c'est-à-dire une activité non seulement spectaculaire, mais encore sociale. Dès l'Antiquité, la danse est le miroir des mouvements politiques, sociaux, littéraires et, bien entendu, esthétiques. Les traces de cette capacité réfléchissante se lisent chez des auteurs, de Platon, Ovide ou Clcéron, à Valéry, passant par quelques Pères de L'Eglise, par Brantôme, Stendhal ou Chateaubriand, mais aussi chez les peintres de la Renaissance italienne jusqu'à Degas ou Matisse, chez Thorvaldsen ou Rodin... La danse, dès ses origines, qui sont à la source d'une organisation sociale de l'humanité, entretient une forme de rituel, toujours présente aujourd'hui. Et si nous faisons une brève escapade vers la Chine ou la Mongolie, c'est parce que dans ces pays du bout du monde, en ces XVII ème et XVIII ème siècles encore proches, on y conçoit des permanences identiques, sous certains aspects, à celles d'une Europe qui danse.
Biographie de l'auteur : Olivier Marmin (né en 1949) a mené une carrière de danseur durant une vingtaine d'années (Compagnie Anne Béranger, Théâtre du Silence, Ballet-Théâtre Joseph Russillo, Le Théâtre d'Images, etc.). Chroniqueur depuis 1973 à la revue Les saisons de la danse, il y publie des études historiques et littéraires, des reportages (Roumanie, Mongolie, etc.), des enquêtes (les chorégraphes d'aujourd'hui, l'enseignement de la danse, etc.), des entretiens (Pierre Schaeffer, Règine Pernoud, Leni Riefenstahl, etc.), et des notes de lectures. Il participe à la rédaction de sujets sur la danse et sur la tauromachie pour perses encyclopédies, enseigne l'histoire de la danse, intervient dans les colloques autour de l'art chorégraphique.
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