Quatrième de couverture : Où va la formation professionnelle? Côté jardin, la loi de mai 2004 accorde à chaque salarié le droit à la formation tout au long de la vie, soit vingt heures par an. Côté cour, le tableau est plus sombre: ce sont les plus qualifiés qui ont accès à la formation professionnelle. Celle-ci se borne à l'obtention d'une qualification étroitement spécialisée; l'éducation permanente est passée aux oubliettes bien que, depuis trente ans, l'on ait financé à grand renfort de fonds publics des stages parking destinés à dégonfler les chiffres du chômage. Qui peut se satisfaire d'un tel bilan? Engagé depuis plus de quarante ans dans la formation professionnelle des adultes, l'auteur livre, dans cet ouvrage, un diagnostic lucide. Loin de se résigner à ce constat, il plaide pour un renouveau de l'éducation permanente. Tous les efforts doivent être concentrés, d'une part, sur la formation des 250 000 jeunes qui quittent l'école sans diplôme et, d'autre part, sur la qualification des salariés les plus fragilisés par la précarité de l'emploi. Ce livre est un plaidoyer en faveur de la démocratisation de la formation professionnelle. Seule cette ambition donnera à la formation l'élan nécessaire pour jouer à nouveau son rôle fondamental dans les combats économiques et sociaux actuels. Couverture Atelier Didier Thimonier.
Biographie de l'auteur : Pionnier de la formation professionnelle, Dominique Alunni est l'un des principaux acteurs du développement de l'éducation permanente en France. Fondateur du groupe de formation professionnelle INFAC-INFATH-CREAR, son activité s'est particulièrement concentrée dans les métiers de l'animation et du management social, du tourisme et de l'hôtellerie, de la communication et de l'artisanat d'art. Il est aujourd'hui conseiller auprès du Conseil national du tourisme et vice-président de l'Institut national de formation d'adultes (INFA). Il anime et préside également le Bureau d'études et de recherches sur l'éducation et la formation permanente (AEP) en réseau avec les chercheurs et les acteurs de terrain.
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