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Economie politique (L'), n° 56. Chine : une croissance à bout de souffle · Occasion 10939408

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Quatrième de couverture : L'Economie politique n° 56 Choc de compétitivité est-ce bien le moment? En novembre, le rapport remis par Louis Gallois au gouvernement va lui suggérer de créer un « choc de compétitivité » en faveur des entreprises françaises : diminuer les cotisations patronales et en transférer une partie sur l'impôt (TVA ciblée, CSG, taxe écologique...). L'idée est simple : baisser le coût du travail permet aux entreprises de diminuer leurs prix pour devenir plus concurrentielles. Or, comme l'explique le chef économiste de Natixis, Patrick Artus, les entreprises françaises ont actuellement davantage un problème de profitabilité que de compétitivité. Spécialisée dans le bas de gamme, un marché ultraconcurrentiel, leur offre est très sensible aux prix. Elles les ont déjà beaucoup baissés dans l'industrie, ce qui a dégradé leurs résultats. Le constat est donc clair : cela fait de nombreuses années que les patrons français ont fait de mauvais choix stratégiques qui plombent aujourd'hui leur profitabilité, donc leur investissement, donc la compétitivité d'aujourd'hui et de demain. Dans ce contexte, si l'on baisse le coût du travail, comment les chefs d'entreprise vont-ils se comporter ? Il y a de grandes chances pour qu'ils empochent majoritairement la baisse des coûts pour reconstituer leurs marges. Comme les perspectives de croissance en France, en Europe et dans le reste de l'économie mondiale ne sont pas brillantes, ils n'investiront pas. Nos entreprises resteront peu compétitives et nos déficits extérieurs industriels vont encore se creuser. Et aucun Fralib, aucun Petroplus, aucun Florange, etc., ne s'en trouvera mieux loti. C'est une politique qui ne joue pas pour l'emploi et qui contribuera à réduire la demande intérieure. Est-ce bien le moment ?

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