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Quatrième de couverture : Né autour de 1478 à Castelfranco Veneto, Giorgione est mort à Venise en 1510. Très tôt, son uvre s'impose à l'égal de celles de Léonard de Vinci, Mantegna, Raphaël. Il est à l'origine d'un nouveau style qui fait événement et que l'on dira «giorgionesque». Son influence sur les dernières peintures de Giovanni Bellini et sur les premières peintures de Titien fut décisive. En 1568, Giorgio Vasari présente Giorgione comme un homme de belle prestance, aimant chanter, jouant du luth et se délectant continûment des choses de l'amour... «Il s'éprit d'une femme et ils jouirent beaucoup l'un et l'autre de leurs amours. Il arriva qu'elle fut atteinte de la peste...» Giorgione l'attrapa et en mourut à l'âge de trente-deux ans. Aucun document ne vient vérifier les dires de Vasari, si ce n'est l'uvre elle-même, qui pourtant n'est guère plus documentée. Considérant qu'il n'y a pas de fumée sans feu, et qu'en ce cas c'est toujours l'uvre qui brûle, Marcelin Pleynet s'emploie ici à interpréter l'interprétation et à considérer l'art et la vie du peintre comme connaissance légendaire et «logique de la fiction».
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