Quatrième de couverture : L'Imparfait du temps passé appartient à cette forme de récit qui dans le monde russe s'inspire de la tradition orale, part d'un « discours improvisé » : réel, imagination, histoire, mythologie et religion, humour, larmes et nostalgie... tout élément se fond dans une infinie tendresse humaine. Cette promenade dans le temps passé s'ouvre sur un questionnement fondamental pour tous ceux qui se sont jamais posé la question d'écrire. « Dans ma jeunesse, écrit Bruskin, lisant mes livres préférés, je pensais souvent : "Ces auteurs ont vraiment de la chance d'avoir connu une enfance si marquante et riche en événements. Une vaste source d'inspiration pour leur oeuvre littéraire". Je me disais : "Si l'envie me prend d'écrire un livre, que pourrais-je donc tirer de ma vie d'enfant, tellement ordinaire et banale ?" » Mille choses extraordinaires, répond le lecteur, telles qu'elles lui sont apparues au cours de cette confession sentimentale et artistique : trahisons de l'enfance, premier dessin du père de la nation, Staline, les quatre soeurs aînées, premières amours, camps de pionniers socialistes... il n'y a plus de hiérarchie dans le sujet et le grand fleuve narratif devient, à force d'être personnel et sincère, Everybody's Autobiography, l'Autobiographie de tout le monde qu'avait imaginée Gertrude Stein. (Samuel Brussell) Tout respire une étonnante authenticité. On est frappé d'un sentiment typique d'exactitude dramatique. Dmitri Alexandrovitch Prigov
Biographie de l'auteur : Grisha Bruskin vit et travaille à New York, au coeur de Soho, et à Moscou. Né en URSS en 1945, ce grand artiste a connu la notoriété internationale de façon soudaine, lors d'une première vente aux enchères d'oeuvres d'artistes russes, organisée par Sotheby's à Moscou, à la fin de l'ère soviétique. Depuis lors, il expose dans le monde entier ses tableaux, tapisseries, installations, sculptures, qui entretiennent un lien esthétique original entre les mondes russe, judaïque et occidental. L'Imparfait du temps passé est son deuxième livre publié en français, après Comme au cinéma (La Baconnière, 2016).
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