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Intranquille (L') : revue de littérature, n° 19. Révolution animale · Occasion 10958167

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Quatrième de couverture : L'intranquille 19 Après Denis Ferdinande, Liliane Giraudon et Gérard Jaulin, Patrick Quillier répond à la rubrique Changer d'air / Changer d'art. Traducteur de Pessoa et responsable de son édition dans La Pléiade, il n'a pas besoin de justifier sa présence dans l'Intranquille... Traduction encore : deux poètes irlandaises sorties d'un dossier que Jeanne Marie a préparé. L'étude sur Joyce : Nathalie Barrié, nouvelliste et traductrice, compare deux traductions d'Ulysse, l'une récente, l'autre plus ancienne à laquelle l'auteur Joyce a participé. Une grande place est donnée aux auteur.e.s hors traductions, souvent passages de manuscrits que nous ne pouvons publier pour le moment, et beaucoup sont tout nouveaux, dans le thème aussi : Révolution animale. Si je l'entendais à la Orwell, dans l'esprit de la Ferme des animaux, où la révolution mène d'ailleurs au massacre, les écrivains n'ont pas tous pris cette voie mais plutôt intériorisé les animaux, et souvent ceux de la mer - sans se concerter. Si pour Albane Gellé, il s'agit de « servir au lieu d'exploiter », Graziani se régale de la dévoration en poème mystère. Paul Dalmas-Alfonsi voit les masques d'animaux collés sur les visages, fini de jouer, ils « gardent la place ». Cédric Lerible navigue entre pieuvre, poulpe, peuple. Selon Adeline Baldacchino, la révolution est une gestation, donc travail intérieur du corps. Aline Recoura (gabians / gabions) cauchemarde à propos d'animaux en bagarre et finit par être celle qui tue. Yekta : « Je suis un battement d'ailes affanchies ». Céline De-Saër propose « seul le petit colibri ne renonce pas ». Avec Marie-Claude San Juan, se résume par « tatouage intérieur » l'implicite du lien étroit entre homme et animal évoqué au début. Mona Messine offre le retournement que l'on attendait avec la riposte de la biche chassée, en soulignant judicieusement que notre faiblesse d'homme est d'être incapable de souffrir longtemps. Au final, pirouette d'Aldo Qureshi, auteur concerné dans ses livres par des batailles farfelues en cuisine (extraits d'un manuscrit en cours). Quant aux artistes, ils ont adressé des oeuvres parfois très fortes, trop d'agressions cependant pour le contenu des textes ; j'ai donc choisi le glissement des deux règnes plutôt que leur confrontation. Il semble qu'Arnaud Martin convenait à cela. F. F.

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