Quatrième de couverture : Le livre de Job est souvent interprété comme une théodicée avant la lettre. Ce qui ne le met pas à l'abri des objections que peut légitimement soulever le projet philosophique d'une théodicée, pour autant qu'il consiste à justifier les malheurs du monde, y compris la souffrance des justes et des innocents, en établissant - mais de quel droit? - leur conformité à une «justice pine» ou aux arrêts de la Providence. Kant a entendu porter un coup d'arrêt à toutes les tentatives philosophiques en matière de théodicée, et il leur oppose Job - Job lui-même plutôt que le Livre de Job. Le Livre de Job est-il bien une théodicée? Au fil d'une riche tradition exégétique, qui va d'Augustin et Grégoire le Grand à Kierkegaard et au-delà, quelques interprétations sont interrogées ici, qui constituent autant de jalons dans un parcours judéo-chrétien, en alternance: Maïmonide, Thomas d'Aquin (lecteur de Maïmonide), Spinoza (qui s'oppose à Maïmonide), Kant et Hermann Cohen, lequel entend prolonger Kant et retrouve Maïmonide. Nous interrogeons Job, Job nous interroge. À charge pour nous d'apporter une réponse à son interpellation qui se répercute à travers les siècles.
Biographie de l'auteur : Ancien élève de l'École normale supérieure (Saint-Cloud), agrégé de philosophie, Pascal David, né en 1956, est actuellement professeur à l'université de Bretagne occidentale (Brest). Son travail se situe essentiellement dans le champ de la philosophie allemande, dont il a traduit plusieurs ouvrages, notamment de Schelling, Nietzsche et Heidegger.
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