Quatrième de couverture : «Brillant et captivant, ce livre est vraiment publié à point nommé.» «L'idée qui a conduit à l'écriture de ce livre a germé ainsi: le directeur du magazine Harper's m'avait invitée à déjeuner. Je lui soumettais quelques-unes de mes idées concernant l'état de la culture populaire, quand la conversation dériva sur un thème qui me tient à coeur: la pauvreté. Comment peut-on vivre avec le salaire alloué à la main-d'oeuvre non qualifiée? Et j'ai dit alors une chose que j'ai eu l'occasion de regretter plusieurs fois depuis: "Quelqu'un devrait se lancer dans un grand reportage comme on en faisait autrefois, vous savez-y aller et voir ce que c'est de ses propres yeux." Il m'adressa un sourire un peu bizarre et mit fin à la vie telle que je la connaissais, avec un simple "Oui, vous".» Serveuse à Key West (Floride), femme de ménage la semaine et aide-soignante dans une maison de retraite le week-end à Portland (Maine), vendeuse dans un supermarché à Minneapolis (Minnesota): voilà notre intellectuelle propulsée durant plus d'une année dans l'Amérique des «working poors». Ce livre est son reportage sur le front des nouveaux esclaves de l'Oncle Sam.
Biographie de l'auteur : Journaliste, Barbara Ehrenreich collabore à Time, Harper's, The Nation, The New York Times. Elle est l'une des essayistes politiques et critiques sociales les plus respectées aux Etats-Unis et s'est vu récompenser par de nombreux prix. Son dernier livre publié en France: Le sacre de la guerre (Calmann-Lévy, 1999).L'Amérique pauvre a déjà été traduit en dix langues.
Commentaire