Quatrième de couverture : 1896. Le XIXe siècle est à son crépuscule, l'aube du XXe siècle pointe à l'horizon. Dans nos campagnes persistent traditions, coutumes et croyances populaires mais germent déjà les prémices d'un monde nouveau. Ces graines semées par quelques hommes et femmes courageux et visionnaires, se substituent peu à peu aux excès de l'ordre ancestral, social, religieux voire même païen... Les événements historiques se bousculent, mettant à mal l'ordre social du pays : Séparation des Eglises et de l'Etat et Seconde Révolution Industrielle. Cependant, tout semble immuable au Barnagaud, petit village haut-viennois, blotti au pied du Mont Gargan. Dans une ferme comme il en existe des milliers : celle de la famille Galardou, vivent trois générations en harmonie forcée, codifiée, au rythme des travaux journaliers et saisonniers. Maria, la belle-fille, femme de caractère, infatigable, belle, désirable et son époux Martial, très traditionaliste, se partagent l'âpre, exigeant et peu lucratif labeur quotidien. Maria se tait devant son «homme», seul maître chez lui, mange debout derrière lui, fait «double journée», courbe l'échine. Cependant, au fil du temps, lorsque la situation l'exigera, elle saura s'opposer aux caprices et aux humiliations d'un homme aveuglé par sa fierté, son honneur, sa haine et son désir de vengeance. Elle bousculera sans état d'âme les conventions établies, les règles sociales et l'autorité archaïque de son mari. Les événements extérieurs seront ses alliés, en faisant frémir les certitudes et se désagréger les habitudes. Martial oubliera-t-il par orgueil, les liens fraternels qui l'unissent à tous ses voisins et à son ami Marquaterre, au risque de mettre en péril l'harmonie du village ? Pour Janine, Pierre et Marquaterre, jusqu'où ira Maria dans sa confrontation avec son mari ? Devant les provocations de Martial, la patience et l'indulgence de ses voisins auront-t-elle des limites ? Quelqu'un devra-t-il se sacrifier pour apaiser le village et faire triompher l'amour et l'amitié ? Enfin, les plaies ouvertes pourront-elles définitivement se refermer ?
Biographie de l'auteur : Pierre-Jules Lascaux est né le 27 août 1920 dans une petite commune de la Haute-Vienne, au pied du Mont Gargan (731m), où il a passé son enfance. Proche de ses grands-parents, il se souvient de ce que lui racontait sa grand-mère sur les superstitions et coutumes d'autrefois. La forge de son grand-père lui a donné l'occasion de partager les préoccupations de la vie quotidienne d'un village limousin. Il a fait toute sa carrière à l'Education Nationale. Directeur d'Ecole Honoraire, il a pris sa retraite à 55 ans, en 1975. Il est déjà co-auteur d'une monographie sur sa commune natale : «Histoire de La Croisille sur Briance».
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