Quatrième de couverture : La société du mépris de soi De L'Urinoir de Duchamp aux suicidés de France Télécom Comment ne pas voir que l'art du dernier demi-siècle dément catégoriquement le discours euphorisant des médias ? Non, l'homme occidental n'est plus cet être conquérant qui échappe au temps et à la mort grâce à son insatiable créativité. L'homme occidental d'aujourd'hui souffre et dépérit, perd ses cheveux et ses spermatozoïdes, et courbe l'échine devant tous les pouvoirs comme il ne l'avait jamais fait. Comment expliquer cette fascination pour les représentations les plus piteuses de lui-même d'un homme qui n'avait cessé depuis des millénaires de se représenter en dieu, en phénix ou en roi ? François Chevallier propose une réflexion faisant apparaître l'art comme un véritable outil anthropologique - le révélateur involontaire donc impartial de la santé morale d'une société.
Biographie de l'auteur : Journaliste et critique d'art, puis producteur à France Culture et collaborateur de la galerie et de la Fondation Aimé Maeght, François Chevallier a été le fondateur et le rédacteur en chef des Chroniques de l'art vivant, avant de se consacrer logiquement à l'art visuel par excellence du XXe siècle : le cinéma.
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