Quatrième de couverture : Les ramoneurs « lombards » à Paris « Quand apparaissent les premiers ramoneurs ? » vous demandez-vous. Mais depuis qu'il y a des cheminées, des cheminées fixes sur les parois... au XIIe siècle ! Qui connaît l'histoire passionnante et séculaire de ces émigrants provenant du Val Vigezzo ? Courant les rues parisiennes, on les voit déambuler un chapeau sur la tête, les vêtements rapiécés, les guêtres usées, portant une raclette et un long bâton et criant : « Haut en bas ! » Mais ces misérables sont honnêtes et leur réputation atteint la Cour. Ils deviennent ramoneurs des Maisons Royales, puis marchands ramoneurs, grâce aux privilèges royaux. Si certains développent la filière marchande, d'autres perfectionnent la filière des cheminées : ils réparent celles qui fument, puis fabriquent des cheminées et des poêles qui « ne fument pas ». Le XIXe siècle est l'âge d'or des fumistes vigezzins, dont certains seront des bienfaiteurs. Ce succès a son ombre, cependant : l'exploitation des jeunes enfants contraints à grimper dans les cheminées devenues de plus en plus petites...
Biographie de l'auteur : Silvia Ceccomori, née le 6 octobre 1943 à Saint-Maur-des-Fossés de parents italiens, est docteure en études indiennes. Arrière-petite-fille de ramoneurs provenant de Crana en Val Vigezzo, elle ignorait tout de ce passé familial. Seuls lui parvenaient les récits de leur émigration réussie au Brésil et aux États-Unis et du retour au pays. C'est en consultant les archives de Santa Maria Maggiore qu'elle découvre la réalité. Cette omission la porte à se pencher sur l'histoire de ces émigrés en France, si originale qu'elle est source de légendes infinies.
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