Quatrième de couverture : Manufacture de l'Homme Apolitique Comment s'explique l'inaction des hommes et des peuples ; de quoi est faite notre inertie ? Et face à ce qui vient - le dérèglement climatique, l'extinction de masse du vivant - comment pouvons-nous détourner le regard, pratiquer obstinément le déni de réalité et laisser faire, alors que la situation menace directement nos vies ? Cinquante ans d'ultralibéralisme ont profondément changé notre rapport au monde. Nous désirons aujourd'hui être reconnus comme des inpidus et non comme des citoyens. Nous avons appris à croire que la liberté est un droit que nous avons à la naissance et par nature, sans qu'elle ait à être construite politiquement. Nous croyons en une liberté apolitique. Mais tandis que le nouveau régime libère les « forces vives » de la société civile, il clôt l'espace public, ferme toute agora et nous condamne à l'impuissance politique. Seule la critique de nos croyances peut ouvrir un espace de lutte contre l'ultralibéralisme. « Comment avons-nous pu nous mettre en retrait, adopter volontairement une attitude passive, face à la plus radicale des destructions jamais entreprises par le néolibéralisme, à savoir le démantèlement des corps politiques, la lucratisation de tous les services publics, la privatisation de l'espace public ? »
Biographie de l'auteur : Caëla Gillespie est professeure de philosophie. Elle enseigne actuellement en classes préparatoires en région Île-de-France. Ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée et docteure en philosophie, elle cherche avant tout à « penser l'événement » et à construire avec ses étudiants une réflexion critique sur l'actualité. La question de la nature de l'ultralibéralisme est au coeur de sa réflexion.
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