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Un coeur révolté : le Nietzsche des Andes · Occasion 10962788

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Quatrième de couverture : La vie est une valeur. Vivre, c'est opter pour la vie. La vie est ce qui ne sub-siste pas, mais ce qui ex-iste. Nicolás Gómez Dávila (1913-1994) consacra sa vie à la lecture et à l'écriture. Chez lui, à Bogota, sa bibliothèque était le centre de sa maison, un lieu de recueillement et de méditation d'où se dégageait le parfum du savoir et de la littérature de l'ancienne Europe. Selon son ami Alvaro Mutis, son oeuvre est « un livre immense, un territoire jalousement maintenu dans la pénombre. » Et Gabriel Garcia Marquez disait de lui : « Si je n'étais pas communiste, je penserais en tout et pour tout comme lui. » Reconnu comme un des penseurs les plus radicaux de son temps, la tranquillité de ce sage insolent a conquis le monde. Son oeuvre est une critique radicale de la modernité et de ses phénomènes les plus importants : la démocratie, les Lumières, l'empire de l'homme sur la nature. L'originalité toute révolutionnaire de sa pensée est de donner sa place à la religion dans le domaine des idées, après deux siècles de désert. Son humour décapant, son écriture à la pointe de diamant lui ont valu le surnom de « Nietzsche des Andes ». « Cet essai partial est l'artifice d'une pensée réactionnaire. Demeure éphémère d'un hôte obstiné. Je ne me lance dans aucune catéchisation ni ne propose de recettes pratiques. Je n'ai d'autre ambition que de tracer une courbe limpide. Tâche oiseuse. Lucidité stérile. Mais les textes réactionnaires ne sont que des stèles comminatoires dans un champ de ruines. » « Le dialogue entre démocraties bourgeoises et démocraties populaires manque d'intérêt, tout en ne manquant ni de véhémence ni d'armes. » « L'humanité démocratique accumule les inventions techniques de ses mains fébriles. Peu lui importe que le développement technique l'avilisse ou menace sa vie. Un dieu qui forge ses armes dédaigne les mutilations de l'homme. » « Les deux ailes de l'intelligence sont l'érudition et l'amour. » « L'homme écoute, effaré, la rumeur de son être, ce flux d'ondes claires que cache l'agitation quotidienne. Des écumes irisées fleurissent en sa courte aurore. » « Tout en l'homme est désir, envie, impétuosité, convoitise. L'homme est ambition immortelle enivrée de sereine plénitude. La pulpe dure, lisse, lustrée, de l'être est son délire, son destin, et son engagement. » « Cette perception du sacré, qui éveille terreur, vénération, amour, est l'acte qui créé l'homme, est l'acte en lequel germe la raison, l'acte en lequel l'âme s'affirme. » « La vie n'est pas l'intrépide adversaire de la mort, mais l'équivoque fusion de l'existence et du néant. La vie est temporaire patience de la mort. L'homme est évasion transitoire de sa future misère. »

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