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Visages de Scampia : les justes de Gomorra · Occasion 10941530

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Quatrième de couverture : Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre : en 2015, l'artiste Ernest Pignon-Ernest souhaite prolonger à Naples le parcours de son projet « Se torno » (Si je reviens), qui l'a vu coller sur les murs de Rome et de Matera l'image d'un Pasolini au regard sévère portant dans ses bras son propre corps sans vie. C'est Davide Cerullo, enfant du quartier passé par la criminalité avant de trouver la rédemption dans la poésie, qui va lui ouvrir les murs de Scampia, banlieue populaire de Naples dans laquelle l'artiste voit un univers pasolinien d'aujourd'hui. Pignon-Ernest découvre alors le travail photographique de Cerullo, qui saisit depuis une dizaine d'années la vie du quartier et de ses habitants, dans ses aspects les plus durs mais également avec l'espoir et la conviction que ses enfants peuvent être sauvés par l'instruction. Erri De Luca et Christian Bobin, touchés eux aussi par le parcours et le travail de Davide Cerullo, joignent leur voix à celle d'Ernest Pignon-Ernest pour introduire les photographies et les textes ici rassemblés. Si un jour Scampia n'existait plus, ou plutôt si n'existait plus cette Scampia des Voiles, de la Camorra, des sans-espoir, le lieu maudit de la dégradation sociale, et si Y avait emporté la Scampia honnête et digne qui existe aussi silencieusement, il y en aurait beaucoup qui ne sauraient plus rien dire d'une Scampia différente. Davide Cerullo

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